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"Ecrire l'Angola au féminin, entre histoire et littérature" avec Ana Paula Tavares

Publié le 28 octobre 2026 – Mis à jour le 2 novembre 2026

Le CRILUS (Centre de recherches interdisciplinaires sur le monde lusophone) et la Chaire Lindley Cintra de Camões, IP de l’Université Paris Nanterre dans le cadre du cycle de séminaires « La langue portugaise en cultures » en partenariat avec et le Lectorat de langue et culture portugaise de l’Université Paris 8 de Camões, IP et la Maison du Portugal – Résidence André de Gouveia Organisent une rencontre avec Ana Paula Tavares, Prix Camões 2025  « Ecrire l’Angola au féminin, entre histoire et littérature »

Date(s)

le 9 novembre 2026

18h
Lieu(x)
A la Maison du Portugal - André de Gouveia-CIUP


La rencontre  est animée par José Manuel Esteves et Gonçalo Cordeiro, enseignants chercheurs du CRILUS à l’Université Paris Nanterre.

Ana Paula Tavares est née en 1952 à Lubango (Huíla), en Angola. Historienne de formation, elle est titulaire d’un doctorat en anthropologie historique de l’Université Nouvelle de Lisbonne (2010), d’un master en littérature brésilienne et en littératures africaines de langue portugaise de l’Université de Lisbonne (1996).
Elle est l’auteure d’une œuvre littéraire prolifique, tant en prose qu’en poésie, dont une grande partie est publiée dans des anthologies éditées dans divers pays, ainsi que de de divers essais sur l'histoire angolaise.
Membre de la « toute nouvelle génération des années 80 », Ana Paula Tavares est l’une des voix féminines angolaises qui, depuis toujours, manifeste une grande préoccupation pour la condition des femmes en Angola. Son utilisation du langage poétique à travers un « sujet poétique » féminin est un vecteur de dénonciation, d’affirmation et de libération du fardeau traditionnel, considéré comme un joug oppressif pour la femme africaine dans ses différents contextes sociaux et culturels. En 2025 le prestigieux Prix Camões lui a été attribué pour l’ensemble de son œuvre. Le jury a salué le « parcours créatif fécond et cohérent » de l’auteure et, en particulier, « « sa volonté de redonner toute sa dignité à la poésie ». Le jury a également souligné la dimension anthropologique et la perspective historique présentes dans ses écrits lyriques, narratifs et chroniques.
Elle consacre également son attention aux domaines de la culture, de la muséologie, de l’archéologie et de l’ethnologie, du patrimoine et de l’enseignement, en collaborant avec diverses institutions en tant que chercheuse invitée au CLEPUL (Centre des littératures et cultures lusophones et européennes) de la Faculté des lettres de l’Université de Lisbonne, et avec l’AHNA (Archives historiques nationales d’Angola).

Son parcours professionnel comprend divers postes dans les domaines de l’enseignement, de la muséologie, du patrimoine, de l’animation culturelle, de l’archéologie et de l’ethnologie ; elle est fréquemment invitée à participer à des colloques internationaux. Elle est aussi responsable par l’élaboration de projets culturels divers et collabore avec des organisations, tels que l’Association Angolaise de l’Environnement (AAA) ainsi que le Comité Angolais du   Conseil International des Musées (ICOM), le Comité Angolais du Conseil International des Monuments et Sites (ICOMOS) et la Commission Angolaise pour l’UNESCO.

Quelques titres de son œuvre :
Ritos de Passagem, 1985, réédition 2007; O Sangue da Buganvília (chroniques), 1998, réédition 2022; O Lago da Lua, 1999; Dizes-me coisas amargas como os frutos, 2001; Ex-votos, 2003; A cabeça de Salomé, 2004; Os olhos do homem que chorava no rio, en collaboration avec Manuel Jorge Marmelo, Lisbonne 2005; Manual para amantes desesperados, 2007; Como veias finas na terra, 2010; Verbetes para um dicionário afetivo, en collaboration avec Manuel Jorge Marmelo, Ondjaki e Paulinho Assunção, 2016; Poesia reunida seguido de Água Selvagem, 2023.

En français : Tu m'as désossée, du recueil Ritos de passagem, traduit par Michel Laban  et publié dans Poésie d'Afrique au sud du Sahara 1945-1995, Éditions Actes Sud, Arles 1995 ; Neuf autres poèmes, extraits du recueil Dizes-me coisas amargas como os frutos, traduits par Annick Moreau in  L'anthologie 18 + 1 poètes contemporains de langue portugaise, Institut Camões/Chandeigne, Paris 2000 ; Plusieurs poèmes du recueil Ex-votos, traduits du portugais par Patrick Houdin, dans la revue de la Maison des écrivains étrangers et traducteurs (meet 11, Nantes, 2007); du même recueil, des extraits regroupés sous le titre Angola traduits par Patrick Quillier dans Missives (Littératures d'Afrique australe n° 255: 2 - De l'Angola à Zanzibar), 2009.

Mis à jour le 02 novembre 2026